Une fausse couche précoce correspond à un arrêt spontané de grossesse avant 14 semaines d’aménorrhée (SA). Entre 14 et 22 SA, on parle de fausse couche tardive. Cet article porte sur les pertes précoces et sur le moment où discuter un bilan.
À partir de combien de fausses couches faut-il s’inquiéter ?
Le terme est apprécié à partir des données de la grossesse, notamment la datation échographique lorsqu’elle est disponible.
Une évaluation peut être discutée dès deux pertes de grossesse, même non consécutives, selon leur nature et les antécédents. Une consultation de soutien reste possible dès la première perte.
Bien sûr, une consultation avec un spécialiste de la fertilité peut être indiquée plus précocement si le temps mis avant d’être enceinte est supérieur à 1 an.
De manière plus générale, nous pensons qu’en cas de questionnement une consultation permet de faire le point pour obtenir l’information la plus précise possible.
À quoi sont dues les fausses couches ?
Le risque augmente avec l’âge ovocytaire, notamment du fait d’anomalies chromosomiques plus fréquentes. Les chiffres moyens ne prédisent pas l’issue d’une grossesse individuelle.
Certaines maladies comme l’obésité, l’hypothyroïdie, le syndrome des ovaires polykystiques, l’endométriose, les fibromes, certaines malformations utérines ou encore le lupus avec syndrome des antiphospholipides favorisent, elles aussi, les fausses couches.
L’environnement, bien sûr, peut augmenter le risque avec des expositions au tabac, à l’alcool, aux perturbateurs endocriniens ou la consommation excessive de café.
Enfin, la présence d’anomalies chromosomiques chez l’un des parents augmente le risque de fausse couche.
Peut-on éviter les fausses couches ?
Au cours du bilan réalisé en cas de fausse couche, certaines anomalies peuvent être retrouvées et traitées.
Néanmoins, trouver un facteur favorisant de fausse couche et un éventuel traitement ne permet pas d’exclure complètement le risque de fausse couche.
Les possibilités d’exploration et de traitement doivent être discutées à partir des preuves disponibles et du cadre réglementaire. Des tests innovants ne sont pas automatiquement utiles à toutes les situations.
Aucun traitement ne prévient toutes les fausses couches. Aspirine, anticoagulants et progestérone répondent à des indications précises ; ils ne doivent pas être prescrits ou pris systématiquement en l’absence d’indication. Un suivi et un soutien peuvent être organisés pour la grossesse suivante.
Pour votre consultation
Notez ce que vous souhaitez éclaircir et apportez vos examens précédents. Nous vous aiderons à replacer ces informations dans votre situation personnelle.
Sources et origine du contenu
Article d’origine · Dr Fabien Krief
ESHRE · Pertes de grossesse répétées
Article du site du Dr Fabien Krief, repris et adapté à la voix collective OVA. Ces informations générales ne remplacent pas une consultation ni une prescription personnalisée.
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